TERZEO EN DIFFICULTE A LA REUNION PUBLIQUE DE VILLENOY

Publié le par la section PCF Meaux Dammartin Lizy

TERZEO EN DIFFICULTE A LA REUNION PUBLIQUE DE VILLENOY

Ce matin à 11h00, dans la salle des fêtes de VILLENOY, s'est tenue la réunion publique sur le projet TERZEO.

Ce sont plus de 300 personnes qui ont participé à cette réunion. Toutes les places assises étant prises, de nombreux participants ont assisté à la réunion debout sur les côtés et au fond de la salle. Après une brève introduction de J-F Copé qui n'a pu s'empêcher comme d'habitude de s'essayer à de petites provocations politiciennes (il a vu des gauchistes dans la salle) , les représentants de la société TERZEO, accompagnés de 5 experts, ont présenté leur projet à un public plus que dubitatif.

Très rapidement les questions venant du public, pertinentes et/ou très argumentées, ont mis en difficulté les représentants de la société TERZEO souvent incapables d'apporter une réponse crédible. Sur certains points, ils sont même allés jusqu'à affirmer le contraire de ce qu'ils ont fait écrire à leur armada d'experts dans leur dossier de plus de 2000 pages.

Et au fil de la réunion, il est apparu évident qu'ils étaient de plus en plus démunis et décontenancés devant les questions qui leur étaient posées. A un tel point, qu'en fin de réunion un "ponte" de la société COLAS, jugeant sans doute que l'affaire était mal embarquée, s'est emparé du micro pour dire qu'il ne comprenait pas les critiques émises puisque la société COLAS était exemplaire dans son activité et que  ce projet avait été préparé et vu par des "experts". Il s'est étonné que le public puisse parler de granulométrie, en regard du process mis en œuvre par TERZEO, ou de décibels puisque probablement personne ne savait de quoi il parlait. Une façon de reprendre de manière encore plus directe les termes méprisants de TERZEO à propos de la population concernée par ce projet : une population « fragile, avec de grandes difficultés sociales particulièrement en terme d’accès à l’emploi, et avec un niveau de qualification globalement plus faible que la moyenne et une sous-représentation des catégories socioprofessionnelles supérieures. » (Etude d’impact/page192).

Bien évidemment, de tels propos n’ont pu que conforter les « plus faibles que la moyenne » présents dans la salle dans leur opposition au projet TERZEO, surtout après la piètre prestation des experts mobilisés par TERZEO .

En fin de réunion, J-F Copé a annoncé qu’une nouvelle réunion de ce type serait probablement organisée dans les 2 à 3 mois à venir. Il a refusé de prendre position sur le projet considérant qu’il ne pouvait en être autrement tant que la question de la dépollution du « sarcophage » ne serait pas réglée et tant que TERZEO n’apporterait pas de réponse en matière d’alternatives au transport routier. En vieux routier de la politique, J-F Copé a sans trouvé là le biais qui lui permettra jusqu’aux élections législatives de ne pas prendre position. On observera que le conseiller départemental du canton, Olivier MORIN (Les Républicains), n'a pas participé à cette réunion. De son côté, c’est silence radio depuis que le projet TERZEO a été projeté sur la place publique. Quand aux élus socialistes présents, ils ont brillé par leur mutisme ou des considérations totalement déplacées sur l’absence de dangerosité des décharges du secteur. Seule une élu(e) d’Europe Ecologie Les Verts s’est exprimée pour apporter son soutien au collectif citoyen qui s’est formé pour empêcher la concrétisation du projet TERZEO. Rappelons que les élu(e)s communistes (J-F DIRRINGER au conseil municipal de Meaux, Marianne MAGARTE au conseil départemental de Seine-et-Marne et Sylvie FUCHS au conseil régional) sont intervenu(e)s dans les conseils réunis récemment contre le projet TERZEO et que les militant(e)s du PCF, à l’initiative de la première réunion publique sur le projet TERZEO, sont pleinement engagé(e)s dans le collectif citoyen formé à l’issue de cette réunion.

Au final, on est en droit de considérer que TERZEO a perdu la bataille de la communication lors de cette réunion publique. Mais beaucoup reste à faire pour bloquer ce projet, au niveau de l’enquête publique qui se terminera le 14 janvier puis ensuite puisque la décision finale n’interviendra probablement pas avant mai/juin 2017. Dans les jours qui viennent, un des objectifs du collectif citoyen « NON AU SITE DE DECHETS DANGEREUX TERZEO » est d’obtenir que les conseils municipaux qui vont se tenir dans les communes concernées par l’enquête publique se prononcent contre le projet TERZEO ou émettent un avis défavorable. Jusqu’à présent, tous les conseils réunis sur le projet TERZEO (QUINCY-VOISINS, CHAUCONIN-NEUFMONTIERS, MAREUIL-LES-MEAUX, ESBLY, CONDE-SAINTE-LIBIAIRE, MONTRY  et COUILLY-PONT-AUX-DAMES dans le cadre de la communauté d’agglomération du Pays Créçois) se sont positionnés contre ou en défaveur de ce projet. A cela s’ajoute l’élargissement constant du soutien populaire à la pétition « STOP DECHETS DANGEREUX VILLENOY » sur CHANGE.ORG : plus de 2600 pétitionnaires ce samedi 7 janvier soit 300 pétitionnaires de plus que la semaine dernière.

Ne lâchons rien !  La lutte continue !
 

 

Et si vous ne l'avez pas encore fait, n'oubliez pas de signer la pétition : "STOP DECHETS DANGEREUX VILLENOY"

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