PROJET TERZEO : LE SILENCE ASSOURDISSANT DE MR MORIN ET DE SA COLISTIERE

Publié le par la section PCF Meaux Dammartin Lizy

PROJET TERZEO : LE SILENCE ASSOURDISSANT DE MR MORIN ET DE SA COLISTIERE

Voilà donc maintenant près de trois mois que le projet TERZEO d'installation d'un site de traitement de terres polluées et de stockage de déchets dangereux fait la une de l'actualité locale.

Trois communes particulièrement concernées, Villenoy, Isles-lès-Villenoy et Mareuil-lès-Meaux, toutes sur le territoire du canton dont Mr MORIN est le conseiller départemental, une pétition signée par plus de 2700 citoyen(ne)s, des rassemblements devant les mairies de Meaux et Villenoy, une manifestation qui rassemble près de 300 personnes à Villenoy, autant d'éléments qui auraient pu laisser à penser que Mr MORIN avait des choses à dire sur un sujet sur lequel il avait fait des promesses lors des dernières élections départementales (voir notre article du 27 novembre 2016)

Et bien non ! Mr MORIN n'a toujours rien à dire ! Et on observera qu'il se fait vraiment discret puisqu'on ne l'a même pas aperçu lors de la réunion publique organisée par son mentor, J-F Copé, le samedi 7 janvier 2017 à Villenoy. On observera aussi que la presse locale, La Marne et Le Parisien, semble aussi avoir perdu de vue Mr MORIN puisqu'elle n'a même pas jugé utile de lui demander son avis sur le projet TERZEO.

Pourtant, en petit comité, nous voulons parler du conseil départemental, Mr MORIN s'exprime et n'hésite pas à se lancer dans des déclarations fracassantes qui, malheureusement, ne sont pas suivies d'effets. 

Voici, par exemple, ce que déclarait Mr MORIN lors de la séance du Conseil Départemental du 7 octobre 2016 appelé à se prononcer sur le protocole transactionnel entre le département et la société ECT. Un protocole qui prévoyait l'abandon par le département des recours formulés contre l'arrêté d'extension de la décharge de Villeneuve-sous-Dammartin en contre partie d'un versement d'un million d'euros et qui signifiait l'abandon par la majorité de droite du département du moratoire de trois ans empêchant toute création ou extension de sites de stockages de déchets prévu par le PREDEC.

"M. MORIN. Oui Monsieur le Président, c’est en tant que conseiller départemental que je parlerai au nom de Véronique PASQUIER et de moi-même en ce qui concerne le canton de Claye-Souilly. Si le canton de Dammartin est impacté, je dirai que celui de Claye-Souilly, c’est encore pire. Lorsque nous avons fait notre campagne électorale, nous avons rencontré des habitants, des habitants inquiets. On a essayé de les rassurer au mieux, mais on a dit que ce serait un de nos sujets principaux ou du moins de notre combat entre guillemets si on pouvait faire quelque chose pour arrêter cette expansion inadmissible. Aujourd’hui au niveau de la RN3, de Fresnes et Claye-Souilly, et Charny, nous passons entre deux immeubles de dix étages quasiment. C’est-à-dire que ce sont des enfouissements non pas en intérieur, mais en hauteur.
 

Et donc moi, je vous invite Monsieur le Président, à faire une visite avec moi et ma chère binôme pour vous emmener à peu près sur les endroits et vous verrez qu’effectivement les paysages changent complètement, mais en même temps, ce qui est plus grave c’est que l’on ne sait pas toujours - et c’est là où j’attire l’attention de notre assemblée sur tout ce qui est enfoui.
 

Car il y a tellement de choses enfouies qu’il n’y a pas de contrôleur de ce qui est enfoui et de ce qui est mis sous terre. Et là effectivement, j’ai vu vos propos qui me rassurent dans le sens de dire que dans le futur plan il sera éventuellement demandé qu’il y ait des contrôles réguliers, car aujourd’hui il n’y a pas assez de personnel au niveau des SDRIR et autres pour faire ces contrôles.
 

Alors moi effectivement, j’ai une position qui a fait, semble-t-il, l’effet d’une bombe, mais enfin vous me connaissez, je suis un garçon raisonnable. Mais toutefois, il ne faut pas non plus me faire monter la moutarde au nez. Parce que j’ai voté effectivement en commission contre ce protocole, mais depuis j’ai eu quelques explications et du Directeur général des services et de votre cabinet concernant effectivement ce protocole. Ce protocole c’est quelque chose qui va être obligé et passer. Je fais confiance à nos juristes qui nous ont dit que nous n’avions aucune chance. Mais effectivement 1 million pour aucune chance, ça semble un peu, un peu étonnant, mais après tout c’est peut-être bon à saisir. Alors moi, je dirai qu’en ce qui concerne le protocole lui-même, bon on le signe, on empoche 1 million d’euros, c’est parfait.
 

Mais c’est la suite. Car comment dire… j’ai compté le nombre de communes de mon autre canton. Nous avons trente communes, nous en avons onze impactées, onze. Je… Et notamment après 2018, le PREDEC protège jusqu’à 2018, protège ente guillemet, mais jusqu’à 2018. Et après, ça va être un nouveau plan, car ce que le Préfet de Région a fait, ce n’est pas de défaire, c’est d’attaquer le PREDEC qui avait été fait. Et pour l’instant, les décisions n’ont pas été annulées. Donc, c’est un nouveau plan qui doit être présenté. Vous avez mis un certain nombre de pistes, Monsieur le Président fort intéressantes en ce qui concerne la volonté seine-et-marnaise de bloquer ou d’une répartition territoriale en Île-de-France. Comme boutade, j’avais dit, mais après tout on pourrait mettre un certain nombre de déchets sous le château de Versailles peut-être que ça plairait à peu de personnes, mais au moins que certains fassent des efforts.

La Seine-et-Marne aujourd’hui, les habitants ne comprennent pas. Il faut que nous ayons une attitude nous, élus responsables, vis-à-vis de ces populations qui viennent s’installer dans l’Ouest, le Nord-Ouest seine-et-marnais en pensant qu’ils auront une qualité de vie, etc. et qui se retrouvent avec des chantiers polluants, gênants les éléments… les routes, les passages routiers dégradant nos routes. Je pense que tout cela quand même doit être pris en compte pour le futur plan. Alors, je vous fais confiance. Nous vous faisons confiance Monsieur le Président, ma binôme et moi-même avec toutes ces réserves et par solidarité de groupe et de notre majorité, nous voterons ce rapport."

Sans commentaires mais une question s'impose :

QUAND MR MORIN FERA T'IL CONNAITRE SA POSITION SUR LE PROJET TERZEO ?

UNE POSITION QUI, EN TOUTE LOGIQUE, DEVRAIT S'INSPIRER DES QUELQUES OBSERVATIONS PERTINENTES FAITES DANS CETTE DECLARATION SUR LA SITUATION DE SON CANTON EN MATIERE DE DECHARGES DE DECHETS.

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