Les communistes et l'élection présidentielle : notre force, c'est d'être utiles !

Publié le par la section PCF Meaux Dammartin Lizy

(Extraits du discours de Pierre LAURENT aux personnalités à la fête de l'Humanité)

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A la veille de l'année 2017, nous voilà tous au pied du mur. Cet avenir est possible et pourtant le pire risque d'advenir.
Mercredi j’ai publié une tribune où je posais cette question : « Serons-nous la gauche la plus bête d'Europe ? » Bien sûr, c'était une provocation pour attirer l’attention sur un problème sérieux. Le scénario qu’on nous vend pour 2017 est dangereux pour la France. Le FN est plus que jamais en embuscade. Marine Le Pen n’a même plus besoin de parler, la droite et le gouvernement se chargent de lui faire une campagne sur mesure. Mais qui est Marine Le Pen ? Marine Le Pen c’est l’outrance et le nationalisme de Donald Trump, le libéralisme de Theresa May, et le racisme et l'autoritarisme de l'extrême droite autrichienne. Pourtant, c’est bien elle et son parti de haine qui chaque jour gagnent du terrain. Les Républicains, eux, s’entredéchirent aujourd’hui mais seront bientôt en ordre de bataille pour mener à terme leur projet de destruction du modèle social français. Quant à Emmanuel Macron, le renard du Medef lâché dans le poulailler socialiste, l’homme qui fait du neuf avec du vieux et du vieux avec du neuf, il ne fait que tirer davantage à droite, un échiquier politique qui n’a pourtant pas besoin de ça.
Et pendant ce temps-là, la gauche de progrès a décidé de faire tourner à plein la machine à perdre en multipliant les candidatures. C’est totalement fou et irresponsable. Pourtant, regardez cette Fête, écoutez le pays mobilisé contre la loi travail, celui qui résiste aux divisions et aux haines.
Il existe une majorité sociale de progrès dans notre pays et il est de notre devoir de la transformer en majorité politique. Divisés nous perdrons, unis nous pouvons sérieusement envisager de lever une majorité de gouvernement.
Et c’est pourquoi nous allons jusqu’au bout travailler à faire du commun. C'est trop tard ? Non, il ne sera jamais trop tard. Notre feuille de route est simple et notre calendrier fixé. Nous allons massivement déployer nos forces dans le pays dans le mois qui vient pour renforcer encore notre grande consultation citoyenne. Les communistes sont déjà allés à la rencontre de près de 200 000 personnes. Plus de 40 000 d'entre elles ont rempli le questionnaire « Que demande le peuple ? » Nous nous donnons 4 semaines, 1 mois pour doubler ce chiffre. Et cela commence aujourd'hui à la Fête de l'Humanité où des milliers de questionnaires sont en train d'être remplis. C'est d'une importance capitale, car qui aujourd'hui se préoccupe vraiment de la voix du peuple ? Qui ? Si ce n'est les communistes ?
Il y a dans le cœur de chaque camarade l'envie de faire, l'envie de déplacer des montagnes, l'envie de donner un prolongement politique aux cris qui s'expriment en eux face à l'injustice de la situation actuelle. Oui, le cœur des communistes est grand. Je sais leurs questionnements et leurs doutes, je sais aussi leur incroyable force militante, leur engagement sans borne et leur force inépuisable quand il s'agit de défendre leurs idéaux. Et c'est pourquoi, en tant que secrétaire national du Parti communiste français, je n'ai aucun doute sur leur volonté et leur capacité à faire vivre sur tout le territoire cette grande et belle consultation citoyenne.
Et à l'issue de ce mois de consultation, nous tiendrons un grand événement de restitution de ce questionnaire, le 8 octobre prochain. Nous y ferons la démonstration qu'il existe une majorité populaire pour une vraie politique de gauche, ce que j'ai appelé le pacte d'engagement commun qui pourrait unir les forces aujourd'hui dispersées.
Nous n’entendons pas, vous l’aurez compris, déserter le débat politique et présidentiel. Bien au contraire. Nous ferons nos choix en novembre. Cela se fera, en respect de nos statuts, par un vote souverain de nos adhérents après la tenue d’un Conseil national qui se sera aussi exprimé. Nous ferons ce choix en responsabilité et, quelle que soit notre décision, nous ferons entendre la voix du Parti communiste pour le présent, mais surtout pour l’avenir. Et nous allons pousser au bout, nous allons nous donner le temps et toute les chances à la possibilité d'une candidature unique à la gauche de François Hollande.
Car au fond, et je le dis droit dans les yeux à tous mes partenaires de gauche ici présents : Si sur la sortie de l’austérité nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la relance des investissements nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la refonte de l’Europe nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la VIe République nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la planification écologique nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la relance des services publics nous sommes d’accord sur l'essentiel, c’est une bonne base de départ, non ?
Arrêtez de faire le pari fou qu’un seul individu, aussi talentueux soit-il, sera en mesure de capter à lui seul, sans dynamique unitaire, l’affaiblissement de François Hollande. Cela n’arrivera pas. Et alors, au soir du 23 avril, quel goût auront nos larmes : celui de la déception ou celui du regret ?!
La candidature communiste ? Notre force c'est d'être utiles.
Mais je ne suis pas naïf, je sais bien qu’il faudra plus à tous les candidats proclamés de la gauche de progrès, un peu plus que le constat de nos convergences. Rien ne se fera sans un engagement massif des citoyens dans le débat présidentiel. Allez-y, devenez acteurs, ne restez pas cloitrés, intervenez, mobilisez-vous, organisez-vous, devenez incontournables ! Vous êtes les seuls à pouvoir nous sortir du scénario infernal. Sans vous rien ne se fera. Et rien n’est encore joué. Tout peut encore changer, être bouleversé pour peu qu’on s’y investisse. Prenons nos rêves au sérieux ! Croyons en nous ! Notre force est superbe. Nous sommes le nombre, nous sommes le peuple, nous sommes les 99 %
!
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