AUCHAN : dans les champs ou dans les choux ?

Publié le par la section PCF Meaux Dammartin Lizy

AUCHAN : dans les champs ou dans les choux ?

Et si pour Meaux, il y avait eu en temps et en heure une mobilisation analogue à celle de Tremblay-en-France (1) contre l'installation d'AUCHAN (IMMOCHAN) à l'entrée de Meaux sur l'axe de la RN 3 avec toutes les autres entités diverses et variées satellites en projet (LEROY MERLIN, C&A etc....) ?

Hélas, toutes ces installations commerciales voulues par JF COPE (Député-Maire de Meaux et président de la Communauté de communes) sont déjà sorties pour partie de terre (agricoles bien sûr !).

Mais on peut encore se poser légitimement la question. Correspondaient-elles aux véritables besoins des populations locales et aux meldois en particulier notamment en matière de consommations courantes ?

On peut légitiment rester dubitatif lorsque l'on dénombre la pléthore de centres commerciaux déjà existants sur la ville et de ce fait, se pose également la question de l' utilité sociale qui reste encore à ce jour à démontrer.

Une énième grande surface sur la ville de Meaux du fait d' une zone de chalandise qui n'est pas extensible à l'infini tout comme le pouvoir d'achat des meldois en cette période d'austérité et de chômage renforcée était-elle nécessaire ?.

Pour répondre en partie à cette question, nous pouvons considérer que cette course à la concurrence entre établissements commerciaux de ce type ne peut que participer à la casse du commerce proximité notamment en centre-ville, tout segment confondu. Elle participe également à la dégradation de la situation de l'emploi dans le secteur marchand de notre ville. Corrélativement, cette situation concurrentielle amènera un renforcement de l'exploitation des salariés des magasins de la grande distribution qui connaissent déjà des conditions de travail difficiles (temps partiels, horaires décalés, CDD etc...).

En outre, ce nouveau centre commercial entrera également en concurrence directe avec les deux grands centres commerciaux du Nord Seine et Marne qui sont à moins de 20 minutes en voiture à savoir Val d'Europe et Claye-Souilly.

Ne parlons pas des conditions de son accès routier, intra-muros, qui va conduire à une dégradation plus importante qu'aujourd'hui de la circulation. Celle-ci est déjà saturée par des d'embouteillages de plus en plus importants et récurrents aux heures de pointes, au sortir de la Gare notamment. Cette dernière qui se situe sur le trajet de ce nouveau centre, pour s'y rendre et pour en revenir, va ralentir inévitablement encore plus le flux des voitures pour y accéder dans un temps raisonnable, pour aller au travail et/ou pour entrer et sortir de Meaux en voiture notamment le soir.

Donc, sans jouer la Pythonisse, parions donc plus globalement à l'avenir, sur un taux de CO² en nette hausse sur l'agglomération meldoise comme nous avions pu le connaître au "bon" vieux temps de la Sucrerie de VILLENOY (sur le même trajet à la sortie de Meaux) dont l'exploitation est heureusement arrêtée aujourd'hui. Cette dernière générait en plus de ses odeurs nauséabondes, une circulation aussi polluante par la circulation d'une myriade de camions et autres tracteurs dans la ville pour livrer les betteraves des exploitations environnantes. Mais dans ce cas, les nuisances rencontrées étaient cycliques et saisonnières. Pour ce qui concerne le projet AUCHAN en Pays de Meaux, elles deviendront structurelles et durables si un plan d'aménagement de transports publics à la hauteur des enjeux n'est pas mis rapidement en œuvre pour pallier aux effets négatifs sur l' environnement qui se profilent inévitablement.

Plus globalement dans la situation actuelle, les perspectives de développement semblent ne pas être au rendez-vous! L'atonie d'une politique conjoncturelle de l'offre plutôt que de la demande, n’est-elle pas à l'origine du décalage de 6 mois voire plus pour l'ouverture de ce centre AUCHAN sur Meaux?

Dans ce contexte de crise économique générale, nous ne pouvons que constater le retard dans la commercialisation des espaces dédiés aux commerçants qui devaient s'installer dans sa galerie marchande. Seul le rez-de-chaussée serait partiellement commercialisé et le 1er étage serait vide de tout locataire pour le moment selon la presse locale.

Quelle en est véritablement la cause? Baux trop chers, mauvaise situation d'exposition, frilosité financière des enseignes et/ou des banques , mauvaises appréciations du marché local, etc.

Monsieur COPE le sait-t-il lui qui est l'initiateur de ce projet sans concertation préalable des citoyens !

Ce que nous pouvons souhaiter à ce stade, c'est que ce projet qui semble démesuré ne devienne pas un fiasco financier pour les finances publiques de l'agglomération meldoise avec à la clé le risque possible d'avoir la gestion in fine d'une infrastructure commerciale en friche à la charge des collectivités locales qui la composent en cas de faillite pour manque de profitabilité à court terme !

Wait and see !

(1) Action engagée pour l’abandon du projet EUROPA-CITY

Publié dans ACTUALITES LOCALES

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